C'ets dans le programme socialiste pour les élections législatives des 10 & 17 juin 2007 présenté le lundi 14 mai 2007.
* C'est le titre de la dépêche AFP du lundi 14 mai 2007 18h12 (arguments : le nouveau président s'est immédiatement mis à la tâche dans des locaux provisoires après ses courtes vacances de la première semaine ; commence seul ses consultations pour la constitution du gouvernement ; envisage conférences de presse et déclaration au Parlement, la création d'un conseil national de sécurité)
«Je mets au défi quelque homme politique que ce soit d'entreprendre demain une authentique démocratisation de l'enseignement, de modifier la répartition du revenu national au profit des classes défavorisées, d'assurer le contrôle par la puissance publique des positions dominantes de l'économie, d'assurer le respect des libertés fondamentales et des droits de l'homme [...] si les problèmes institutionnels n'ont pas d'abord reçu une solution correcte, si l'on n'a pas fait le choix des leviers qu'il conviendra d'employer.»
Pensez-vous que Ségolène va continuer à défendre le projet d’une 6e constitution ?
Réponse de Guy Carcassonne :
VIe République? Oui, je pense, plutôt parce que ça faisait aussi partie des thèmes préférés de Bayrou, de la même manière que de l’extrême gauche, donc s’il y a un sujet sur lequel un rassemblement large est possible, allant de l’extrême gauche jusqu’au centre, c’est évidemment celui-ci, et je pense qu’elle va beaucoup mettre l’accent sur la VIe République…
Question d’Olive :
Je n’ai rien lu sur le projet de 6e constitution. Quelles modifications apporte-t-il par rapport à la 5e ?
Réponse de Guy Carcassonne :
Oh, il faudrait lui conseiller de lire, parce qu’il y a beaucoup de choses, c’est difficile de les exprimer. La principale - pour moi - et qui apparaît effectivement dans le projet de Ségolène Royal, et non pas de Sarkozy, c’est d’interdire enfin le cumul des mandats, ce qui est une première réforme vitale et indispensable.
Question de ferran :
D’après vous, Chirac est le président qui a le plus modifié la constitution de 1958. Mais des changements ne doivent-ils pas encore être faits, et lesquels ?
Réponse de Guy Carcassonne :
Oui c’est vrai, toutes n’étaient pas d’égale importance, mais des améliorations sont toujours possibles, la première et la plus importante ce n’est pas une modification de la constitution mais simplement d’une loi organique pour interdire aux députés tout cumul de mandats, afin que la France redécouvre enfin une vraie Assemblée nationale, ce qu’elle a perdu depuis des années, à cause de l’absentéisme massif que provoque le cumul de mandats.
Question de Mariel :
L’Europe, la grande absente de ces élections, n’est-elle pas plus importante que le changement de constitution ?
Réponse de Guy Carcassonne :
Absolument, si, et le problème, hélas, c’est qu’on sait que le nouvel élu, qui que ce soit, devra faire de grands efforts pour se montrer un grand Européen, mais on ignore totalement ce qu’il fera et comment il le fera, parce qu’aucun n’en a suffisamment parlé au cours de la campagne.
Question de marco :
Que pensez-vous de l’idée d’instaurer la proportionnelle dans le scrutin législatif ?
Réponse de Guy Carcassonne :
Personnellement, j’en pense beaucoup de bien, tout dépend de la dose : je crois qu’il est important qu’existe une majorité claire, parce que c’est ça qui apporte la stabilité au gouvernement, et les moyens d’agir ; donc il faut instaurer de la proportionnelle, mais seulement à petite dose, par exemple 10 %. Une soixantaine de sièges désignés à la proportionnelle, c’est nécessaire et suffisant, nécessaire pour que toutes les familles politiques aient accès à la tribune parlementaire, suffisant pour ne pas compromettre l’existence d’une majorité.
Question de FABRICE :
Quel que soit le résultat des présidentielles, le gouvernement sera choisi en fonction des résultats des législatives. Pensez-vous que l’élection présidentielle soit effectivement l’élection reine de notre République ?
Réponse de Guy Carcassonne :
Bien sûr, parce qu’elle est la plus spectaculaire, la plus symbolique, mais il est vrai qu’elle n’est pas autosuffisante. Nos institutions organisent la primauté du président de la République mais celle-ci est toujours proportionnée au soutien parlementaire. Si le président a une majorité inconditionnelle, sa puissance est inconditionnelle ; si le président a une majorité conditionnelle, sa puissance est conditionnelle, et si le président perd sa majorité, il perd sa puissance…"
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